Un programme culturel démultiplié : une semaine d’événements culturels sur la peine de mort

Jamais, dans l’histoire des Congrès mondiaux, l’expression culturelle n’avait autant été mise en avant pour dénoncer, sensibiliser, ou inciter à réfléchir sur les grandes problématiques liées à la peine capitale. Par des expositions de photographies, de peintures, de dessins, ou par des performances musicales, théâtrales, poétiques, en passant par des projections de courts ou longs métrages, l’art explore la diversité des causes et conséquences de la peine de mort propres à chacune de nos sociétés.

Les congressistes ainsi que les visiteurs bruxellois sont invités à assister à ce programme culturel démultiplié, adapté aux jeunes, aux professionnels, aux passants, aux abolitionnistes convaincus et à ceux qui peuvent le devenir !

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ZOOM SUR…

Exposition photo : « Les grands témoins de l’abolition » de Christophe Meireis

Le photographe Christophe Meireis a rencontré la cause abolitionniste à l’occasion du 6e Congrès mondial contre la peine de mort, qui s’est tenu à Oslo il y a trois ans. Troublé par les histoires et les regards de ceux dont la route a croisé la peine capitale, il a voulu porter leurs paroles pour que jamais une ou un autre n’ait à les prononcer.

Anciennes et anciens condamnés à mort, familles de condamnés, grands abolitionnistes… Dix-huit portraits, chargés d’histoire, seront exposés au sein de l’Espace Menuhin du Parlement Européen.

Gary Drinkard, l’un des visages de l’exposition « Les grands témoins de l’abolition » par Christophe Meireis.

Anciennes et anciens condamnés à mort, familles de condamnés, grands abolitionnistes… Dix-huit portraits, chargés d’histoire, seront exposés au sein de l’Espace Menuhin du Parlement Européen,

Des phrases comme des coups de poing qui bordent des portraits au regard doux. C’est ainsi que l’artiste met en scène ces grands témoins du mouvement abolitionniste. Ce dispositif, par la gêne que créé le décalage entre l’image et la citation, pose avec acuité des questions qui sont le fondement de l’engagement abolitionniste :

Quelle coexistence possible entre la vérité d’un être humain et la violence d’une condamnation à mort ?

Et partant, quels impacts les condamnations à mort ont-elles réellement sur la société des humains ?

Au cœur de la pièce cerclée de portraits sera exposée la Chaise LXB, œuvre de l’artiste chinois Wang Keping, qui présentera son œuvre le 27 février à Bruxelles. Réalisée en hommage au Prix Nobel de la Paix 2010 Liu Xiao Bo, décédé en détention le 13 juillet 2017, cette chaise vide est un véritable symbole de la lutte pour les droits humains. Liu Xiaobo avait été condamné à une peine de onze ans de prison en 2009, pour avoir corédigé la Charte 08, un projet de constitution qui remettait les droits de l’Homme et le respect des règles démocratiques au cœur du système chinois.

À voir 25 février au 1er mars à l’Espace Menuhin du Parlement Européen.

 

Théâtre : Représentation de Suzy & Franck, de et avec Didier Poiteaux 

Suzy vit à Paris, et Franck dans le couloir de la mort au Texas. En 1996, un peu par hasard, ils entament une correspondance. Peu à peu, ils se découvrent, se rencontrent, tombent amoureux et, plus tard, pour continuer de se voir malgré les restrictions imposées à Franck par ses conditions de détention, ils se marient. Vingt ans plus tard, ils continuent de s’aimer mais ne vivent toujours pas ensemble.

Cette histoire est racontée et jouée avec tant de vérité par son auteur, Didier Poiteaux, que le spectateur se projette dès les premières secondes dans la peau de Suzy, amoureuse, passionnée et militante. Elle est d’ailleurs inspirée du parcours de Sandrine Ageorges-Skinner, une femme française qui mène sa vie comme un combat depuis sa rencontre avec ce condamné à mort texan, Hank Skinner.

 

Ce seul en scène se déroulera lors de la première soirée du Congrès, le 26 février, et sera suivi d’une discussion avec Didier Poiteaux et Sandrine Ageorges-Skinner.

 

La Marche mondiale pour l’abolition : lumineuse et militante

Véritable temps fort des Congrès mondiaux contre la peine de mort, la Marche Mondiale pour l’abolition vient traditionnellement clôturer ce rassemblement politique et activiste par un moment de communion militante fort.

La grande nouveauté cette année, est que la marche sera à la fois nocturne et lumineuse ! À la suite de la Cérémonie officielle de clôture qui se tiendra à Bozar le 1er mars, les congressistes seront invités à rejoindre d’autres acteurs locaux de la société civile pour le départ de la Marche.

 

Cette année nous serons des centaines à éclairer les rues du centre historique  et à scander « Abolition Now ! », pour exiger une Justice qui ne tue pas et un monde sans peine de mort. Nous partagerons nos convictions avec la population bruxelloise, et porteront fièrement les couleurs de notre engagement hors les murs.

Venez marcher avec nous pour l’abolition le vendredi 1er mars au cœur du centre historique de Bruxelles. , RDV au sommet du Mont des Arts à 17h.