Les Congrès mondiaux contre la peine de mort : 18 ans de rendez-vous incontournables des abolitionnistes du monde entier !

Impulsés et organisés par ECPM (Ensemble contre la peine de mort) dès 2001, les Congrès mondiaux contre la peine de mort marquent, tous les trois ans, le temps fort de la campagne abolitionniste mondiale. Dix-huit ans après la tenue du Premier Congrès mondial à Strasbourg, c’est à Bruxelles, en février 2019, que se rencontreront les abolitionnistes du monde entier, toujours plus nombreux.

Les Congrès mondiaux poursuivent des objectifs généraux : renforcer les acteurs locaux, développer des stratégies communes, inciter les États à prendre des engagements concrets, mobiliser l’opinion publique. S’il s’agit de dresser un état des lieux des avancées et des difficultés qui jalonnent le chemin vers l’abolition universelle, ils ont aussi vocation de mettre en présence les acteurs de l’abolition qui, aux niveaux locaux, régionaux et internationaux, sont en mesure de contribuer efficacement à faire disparaître la peine de mort des arsenaux judiciaires et législatifs.
Un Congrès est une occasion unique de rassembler les militants associatifs, avocats engagés dans la défense de condamnés à mort, dirigeants politiques ou diplomates, parlementaires, anciens condamnés à mort ou familles de victimes, afin qu’ils puissent partager leurs analyses, identifier les leviers d’action et se les approprier.

 

7 Congrès mondiaux, 7 temps forts

  • En 2001, à Strasbourg, les États-Unis étaient au centre du 1er Congrès mondial contre la peine de mort. Ce pays, se revendiquant comme l’un des premiers défenseurs des droits de l’homme, faisait pourtant partie des plus gros exécuteurs au monde.
  • En 2004, à Montréal, pour le 2e Congrès mondial, 64 pays s’étaient rassemblés pour une réflexion croisée sur le développement d’approches régionales et sur les problématiques de politique pénale.
  • En 2007, à Paris, déjà 1 000 personnes et 150 intervenants participaient au 3e Congrès, avec le soutien de l’Union européenne, du pape Benoît XVI et du Dalaï-lama. La réflexion de cette troisième édition s’était portée sur la Chine.
  • En 2010, à Genève, c’est au Palais des Nations, siège européen de l’ONU, que plus de 1 300 congressistes ont réfléchi au développement des liens entre la société civile et les organisations intergouvernementales.
  • En 2013, à Madrid, le 5e Congrès mondial fut pour la première fois précédé par un Congrès régional se tenant à Rabat, au Maroc, permettant de guider les débats vers les objectifs propres à la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (Middle East and North Africa ou MENA).
  • En 2016, à Oslo, 1 500 personnes venues de plus de 120 pays s’étaient réunies. L’accent a été mis sur le continent asiatique et le travail des avocats, un sujet préparé grâce à la tenue du Congrès régional en Malaisie en 2015.
  • En 2019, à Bruxelles, le 7e Congrès mondial sera à son tour un moment clé pour l’abolition universelle ! C’est en Belgique, du 26 février au 1er mars 2019, que nous invitons les abolitionnistes du monde entier à se réunir. En mai 2018, le Congrès régional s’est tenu à Abidjan, en Côte d’Ivoire, annonçant une attention particulière portée au continent africain pour le prochain congrès mondial.

 

Un éclairage régional

Si la fédération des pays abolitionnistes est une tâche incontournable, il reste essentiel d’être présents au plus proche des zones où la peine de mort frappe encore. Depuis 2012, ECPM organise donc des Congrès régionaux un an avant chaque Congrès mondial, afin de focaliser l’attention sur une région du globe : d’abord le Maroc en 2012, pour la région MENA, puis la Malaisie en 2015, pour l’Asie. Cette année, en avril 2018, le Congrès régional se tenait à Abidjan, en Côte d’Ivoire. Pressentie comme le prochain continent abolitionniste, l’Afrique sera donc à nouveau au cœur des réflexions et des débats lors du 7e Congrès mondial.

 

Des impacts concrets

Les Congrès mondiaux et régionaux ont permis de développer le mouvement abolitionniste international, de structurer des campagnes de plaidoyer internationales et de sensibiliser les citoyens grâce à une médiatisation importante.
Leurs objectifs se sont développés et approfondis à chaque édition, permettant de gagner en efficacité et d’observer un réel impact sur la dynamique abolitionniste mondiale.

On relèvera notamment que, sous l’impulsion des Congrès,

  • l’abolition universelle de la peine de mort a été mise à l’agenda des Nations unies ;
  • les discussions sur la ratification du Deuxième Protocole se rapportant au Pacte international des droits civils et politiques (OP2) ainsi que sur la préparation du Protocole à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP) ont été relancées ;
  • la volonté politique d’avancer des États a pu s’exprimer ;
  • les institutions nationales des droits de l’homme (INDH) ont été mobilisées.

Ce 7e Congrès mondial contre la peine de mort vous attend toujours plus nombreux et motivés ! Avec des ambitions sur la fréquentation et l’impact politique, et des exigences qualitatives accrues, cette mouture XXL du Congrès sera plus que jamais le plus gros événement abolitionniste mondial !